Valerie Eble

Le fonctionnement du haras est basé sur le respect des besoins fondamentaux du cheval.
Vouloir utiliser un cheval à des fins de pratique équestre sportive ou de loisir dans de bonnes conditions implique de le soustraire à son mode de vie originel.
Cependant si on veut optimiser sa santé, sa condition physique, son psychisme et à terme ses performances sportives il convient de lui réserver une hygiène de vie irréprochable.

Nous portons un soin tout particulier à l’alimentation :

« Que ta nourriture soit ta médecine, et ta médecine ta nourriture » Hyppocrate 
Le cheval est programmé pour manger tout au long de la journée de petites quantités (au pré il broute quasi continuellement)
Le cheval est un herbivore et non un granivore, il doit donc éviter les céréales, se nourrir de foin de bonne qualité et d’herbe à volonté.
Il convient donc de réduire au maximum les aliments concentrés, supprimer la paille qui perturbe le système digestif et endocrinien (effet mécanique irritant ajouté aux nombreux pesticides) et apporter du foin en quantité.
Les repas sont au nombre de 7 :
4 de foin et 3 d’un aliment très concentré permettant l’apport de toutes les substances nutritives indispensables au cheval de sport (oligo-éléments, vitamines et probiotiques) dans un minimum de volume.
Alimentation à la carte :
Nous n’utilisons pas un seul aliment pour l’ensemble de l’écurie mais autant d’aliments que nécessaire. Il est évident qu’on ne peut pas nourrir un cheval ibérique, un selle français comme un pur sang ou encore un poney. De plus l’alimentation diffère encore en fonction de l’âge, de l’activité physique et de l’état de santé.
Seulement après avoir déterminé le type d’aliment idéal on détermine les rations : quantité distribuée par jour et par cheval.
Un suivi est effectué par un spécialiste de la nutrition qui pèse les chevaux au minimum 2 fois par an.
Les litières sont composées de miscanthus et de copeaux. Le cheval ne les mange pas.
Les crottins sont ramassés 3 fois par jour.

Le Cheval

Cheval lusitanien

Le cheval est un animal grégaire qui a besoin de contact avec ses congénères que ce soit à l’écurie ou à l’extérieur.
L’écurie est organisée de façon à ce que tous les chevaux puissent être en contact les uns avec les autres (y compris les entiers). L’isolement créer des perturbations comportementales voir des stéréotypies avec des conséquences sur la santé et le bien être des chevaux.
Les paddocks individuels sont côte à côte afin que les chevaux restent en contact.

Le cheval a besoin de beaucoup marcher et ce, quotidiennement. En moyenne, il parcours 12 kms lorsqu’il est dans son environnement naturel.
C’est dans cette optique que les pensionnaires du haras sont sortis au marcheur quotidiennement ainsi qu’au paddock.

Les chevaux font donc avant leur sortie quotidienne au paddock environ 1 heure de marcheur. Avec un diamètre de 23m, le marcheur préserve les articulations des chevaux qui peuvent y rester longtemps sans conséquences. (les diamètres inférieurs à 20m forcent les articulations du cheval et les abrutissent psychologiquement en tournant trop sur place).

Le Travail

La philosophie du travail au haras

Quelque soit la discipline pratiquée,  le travail de base et le travail de fond  doivent  être respectueux de la biomécanique du cheval.
Nous n’avons pas un axe de travail qui permet d’avoir des résultats très rapides mais qui permet d’obtenir des résultats durables et surtout respectueux du cheval en tant qu’être vivant. A travers ce mode de fonctionnement on voit le physique et le moral du cheval croître au fil des mois et des années.
Ceci permet à tous types de chevaux d’exprimer leurs aptitudes mêmes très modestes.

Un travail JUSTE, permet à TOUS les chevaux d’être utilisés de façon optimum.

Au Haras, nous travaillons en équipe. Une équipe sans laquelle aucun résultat concret ne serait possible. Elle est constituée du vétérinaire, du maréchal ferrant, de l’ostéopathe, du dentiste, du saddle-fitter, éthologue… (liste non exhaustive)
Les poulains qui naissent sur le domaine sont dès leur plus jeune âge intégrés à ce fonctionnement .Tout ceci permet d’optimiser les chances d’obtenir des animaux sains  et bien dans leur tête à l’âge adulte (toutes races confondues).

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